IMG_20161012_152528

Immanquablement, quand vous arriviez au 23 bis avenue du château; il y avait une boite en métal posé sur le frigo.

Cette boite d'apparence quelconque renfermait un des plus gourmand souvenir de mon enfance.

Étais ce ses origines alsaciennes qui rendait indispensable à ses yeux la confection et la permanence de ce petit nuage sucrée à offrir dans sa maison?

Ou peut être un excès de gourmandise, mais un excès a partager?

Ou tout simplement une grand-mère gâteau qui savait lire sur nos lèvres le petit rictus de satisfaction extrême lorsque l'on croquait avec délectation dans ce petit dôme?

Blanche, ronde mais irrégulière, croquante à l'extérieur, et par une magie inconnue fondante une fois au contact de ma salive, je garde un souvenir Proustien de l'odeur discrètement vanillé et des miettes sucrées que je léchais d'abord à la commissure de mes lèvres, puis que je ramassais dans l'assiette à thé, en humidifiant mon index et en le posant délicatement sur chaque mini pépite sucrée que je n'avais pas encore savouré.

L'a croyant immortelle, cette grand mère meringue, je n'ai jamais pris la temps de lui demander sa recette.

Je ne l'ai pas retenu non plus, même si je me revois avec 2 petites cuillères faire des petits tas plus ou moins régulier sur une feuille de papier sulfurisé.

 

Aujourd'hui, plus totalement là, elle ne pourra jamais répondre à mes questions, on se rend compte bien souvent trop tard de l'importance de cette transmission gourmande.

Aujourd'hui où le seul plaisir de ma grand mère reste justement son bec sucré.

Aujourd'hui où il est trop tard pour lui demander.

Aujourd'hui grâce à tilleul blanc et ses fiches recettes (des petites pépites, ici on les aimes toutes), j'ai retrouvé ma meringue de Proust!

Plus coloré car ici nous sommes utilisons du sucre non raffiné,

moins jolie car il faut que je prenne le temps de retrouver son coup de main cuillère,

mais toujours aussi savoureuse !

 

IMG_20161012_150451

Noël 1985 au Champierre (Chabotte)